Historial de la Grande Guerre à Péronne

Le 11 novembre 1918, prenait fin la Première Guerre mondiale. Depuis 90 ans, nous continuons de commémorer cet anniversaire. Pourtant, peu à peu, les traces de la Grande Guerre dans le paysage des villes et des campagnes s’effacent inexorablement. Quel sens prend alors cette commémoration pour les Français de 2008, à l’heure de la construction d’une citoyenneté européenne ? L’Historial de la Grande Guerre à Péronne (Somme), en privilégiant une vision européenne du premier conflit mondial, lieu emblématique, proposera du 15 octobre au 14 décembre un ensemble de manifestations sur ce questionnement : une exposition de photographies contemporaines de Patrick Tourneboeuf et Jean Richardot, une installation d’œuvres de paix réalisées par des élèves des écoles primaires de la circonscription de Péronne, et un colloque du Centre de recherche.

Des photographies
Le premier photographe, Patrick Tourneboeuf, s’intéresse aux traces visibles, urbaines et édifiées. Le second, Jean Richardot, recherche les traces oubliées, enfouies et cachées des sites des anciens champs de bataille. Ils ont en commun de montrer à quel point les traces de la guerre de 1914-1918 restent présentes dans notre monde aujourd’hui tout en paraissant oubliées de la société. L’errance géographique des photographes, à travers la France pour Patrick Tourneboeuf et le long du front Ouest pour Jean Richardot, nous invite à imaginer le devenir des traces et lieux de mémoire âgés de 90 ans.

Œuvres de paix - Regards d’enfants
Une journée de commémoration inédite à l’Historial se tiendra la semaine du 11 novembre, autour des œuvres de paix réalisées par des élèves des écoles primaires de la circonscription de Péronne, et qu’enfants et enseignants installeront autour du bâtiment contemporain de l’Historial. Ce projet, réalisé avec le service éducatif de l’Historial et l’Éducation Nationale, vise à faire réfléchir les enfants au sens que prend le mot « commémorer » aujourd’hui.

« Consentement » et « contrainte »
Le colloque international du Centre de recherche de l’Historial « Dans la guerre (1914-1918) : accepter, endurer, refuser » aura lieu les 7, 8 et 9 novembre. La dichotomie entre « consentement » et « contrainte » a pris une certaine importance dans les débats récents portant sur l’expérience des sociétés pendant la Première Guerre mondiale. Ce colloque a donc pour ambition de reformuler la problématique de l’engagement des populations dans le conflit à travers une approche renouvelée. Informations et réservation : Caroline Fontaine, directrice du Centre de recherche

Rens. www.historial.org

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