Une adresse de mémoire portugaise

31 mars 2008

Dans la mémoire collective c’est « une bataille oubliée, une bataille qui n’a pas marqué les esprits ». C’était il y a exactement quatre-vingt-dix ans, la bataille de la Lys. « Elle a pourtant marqué nos territoires », soutient Dominique Faivre, président de l’Arham – Association de recherches historiques, archéologiques et militaires. Merville, Estaires bombardées et détruites. Gros dégâts à Béthune. Le centre de Saint-Venant anéanti. Saint-Floris, Calonne-sur-la-Lys rasés… Bataille oubliée, vraiment ? Certainement pas au Portugal où cette « défaite avec des circonstances atténuantes » est devenue en un ciment de la nation.

Mardi 9 avril 1918, quatre heures et quart du matin, l’artillerie allemande déclenche l’offensive « Georgette » entre Armentières et Givenchy-lès-La Bassée. Les obus pleuvent, les gaz asphyxient. À 8 h 45, les troupes allemandes fondent sur les Britanniques et sur les Portugais « coincés au centre du dispositif ». Des Portugais en pleine relève « dont c’est le premier engagement massif sur le front » et qui compteront à la fin de ce sinistre mardi plus de sept mille tués, blessés ou disparus. Ils ont bien défendu Laventie, Richebourg. Le lendemain, ils résistent avec courage à La Couture. Les Allemands entrent dans Saint-Floris le 13 avril puis ils sont repoussés. « Tenez bon, les renforts arrivent » lance le 14 avril, le maréchal Foch nouveau commandant en chef des armées alliées en France. Dans tous les camps, les hommes sont épuisés, le front se stabilise aux portes de Robecq.

Nation européenne
Le 26 janvier 1917, « discrètement presque en cachette », les premières troupes du Corps expéditionnaire portugais avaient embarqué à Lisbonne. Leur destination : le port de Brest puis le secteur de défense de la 1ère Armée britannique dans la région d’Aire-sur-la-Lys. Durant dix mois, jusqu’en octobre 1918, 55 867 hommes ont rejoint les tranchées. Le Portugal était entré dans cette Grande Guerre aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne pour « maintenir ses possessions en Afrique et reconquérir une place perdue dans le concert des nations européennes ». Les Portugais avaient souffert énormément au cours de l’hiver 1917-1918. La pénurie générale des effectifs avait obligé le commandement anglais, dont ils relevaient, à les laisser au front pendant des périodes beaucoup trop longues… Le 9 avril 1918, » subissant le plus gros de l’attaque », leur résistance héroïque. Héroïsme palpable dans les allées du cimetière militaire de Richebourg l’Avoué (1 831 corps), devant la chapelle Notre-Dame-de-Fatima ou au pied du monument national portugais de La Couture inauguré le samedi 10 novembre 1928 : un soldat portugais encouragé par une République armée de la vieille épée des conquérants portugais, se débat contre un tragique squelette armé d’une faux.
« Le plus dur ce n’est pas de faire la guerre ; le plus difficile c’est d’y survivre » écrit José Rodrigues dos Santos dans « A Filha do Capitao », roman publié en 2004 ; troublante histoire d’amour se déroulant durant la Première Guerre mondiale. Un best-seller qui a permis au Portugal de « redécouvrir » cette Grande Guerre et… Saint-Venant. Car « La fille du capitaine » a pour théâtre La Peylouse, une grande maison de caractère, presque au bord de la Lys. Achetée il y a vingt-trois ans par Luce et Didier Rousseau, « sans connaître son histoire mais tout doucement on a compris… », avouent-ils. Vauban, le jardin créé par Flament dès 1877, et surtout juin 1917 quand La Peylouse devint la résidence officielle de Fernando Abreu Tamagnini, commandant du Corps expéditionnaire portugais. Une résidence où se retrouvaient militaires, journalistes, hommes d’État comme le président Machado. Les Portugais ont sonné à la porte de La Peylouse après le succès de « La fille du capitaine » ; avec eux, les propriétaires souhaitent faire de ce lieu « une adresse de mémoire portugaise, plus joyeuse qu’un cimetière militaire ». Didier songe à inviter des artistes du Land Art – il y a une réserve foncière de 1,7 hectare, une poudrière en cours de restauration – pour « illustrer la paix ». En attendant et dans le cadre du 90e anniversaire de la bataille de la Lys, La Peylouse accueillera le dimanche 12 avril à partir de 15 heures, le ministre de la Défense portugais et son homologue français. Nuno Severiano Texeira est ministre certes mais aussi historien, spécialiste de l’entrée du Portugal dans la Grande Guerre.


Ludovic Loquet, nouveau maire d’Ardres

16 mars 2008

Surprise de taille ! Bernard Carpentier est battu à Ardres ; la liste divers gauche de Ludovic Loquet obtient 21 sièges contre 6 à Bernard Carpentier.


Cantonales dans le Pas-de-Calais : réaction de Dominique Dupilet

16 mars 2008

Le président du département évoque ce dimanche soir “une reconnaissance du travail bien fait”. Il salue d’abord le taux de participation : “à l’heure où certains remettent en cause l’existence des départements, il est réconfortant de constater que les habitants du Pas-de-Calais voient toujours en leur conseiller général un interlocuteur privilégié de proximité”. Ne cachant pas sa grande satisfaction quant aux résultats, D. Dupilet parle d’une majorité renforcée : “reconnaissance du travail bien fait, soutien aux actions que nous menons dans les domaines de notre compétence, signe aussi de l’insatisfaction des électeurs sur la politique de démantèlement social menée par le gouvernement”.  Pour le président Dupilet, “une majorité plus forte garantit la progression de notre département, engagée hier avec la contractualisation et la territorialisation, progression demain avec un pôle dédié à la jeunesse, la mise en place d’un Agenda 21 ou l’opération Pas-de-Calais 2012″.

Les cantons du second tour :

Aire-sur-la-Lys : “pris” par le PS – Jean-Claude Dissaux élu

Auchel : gagné par le PC – René Hocq élu

Auxi-le-Château : “pris” par le PS – Henri Dejonghe élu

Béthune Nord : gagné par la gauche – Isabelle Péru élue

Courrières : Jean-Pierre Corbisez (PS) réélu

Croisilles : reste à droite – Bruno Duvergé élu

Harnes – Yvan Druon (PC) réélu

Hénin-Beaumont : Jean Urbaniak (DVD) réélu

Heuchin : Jean-Marie Olivier (PS) réélu

Laventie : Roger Douez (DVD) réélu

Leforest : bascule à gauche – Sabine Van Heghe  élue

Lens Est : Charles Depoorter (PS) réélu

Lens Nord Ouest : Ghislaine Clin (PS) réélue

Liévin Nord : passe dans le camp socialiste – Michel Lardez (PS) élu

Montreuil-sur-Mer : Bernard Pion (UMP) réélu

Noeux-les-Mines : Jacques Villedary (PS) réélu

Norrent-Fontes : reste “chez” les socialistes – Jacques Napieraj élu

Noyelles-sous-Lens : Bruno Troni (PC) réélu

Samer : Jean-Claude Juda (PC) réélu


Mazingarbe : Bernard Urbaniak réélu

16 mars 2008

Le maire sortant divers gauche Bernard Urbaniak a été réélu à Mazingarbe avec 51,81 % des voix. Il a battu Jean-Pierre Coquelle (divers gauche également) qui n’a obtenu que 48,19 des voix.


Harnes : le bastion communiste est tombé !

16 mars 2008

Le maire communiste sortant Yvan Druon a été battu. Il n’obtient que 7 sièges tandis que Philippe Duquesnoy (PS) remporte la mairie avec 25 sièges. Le front national a un élu.


Laurent Maillard (divers gauche) à la mairie de Meurchin

16 mars 2008

Laurent Maillard sera à la mairie de Meurchin avec 19 sièges. Il laisse derrière lui le divers gauche Daniel Top (5 sièges). Lucien Mortelecque (divers droite) remporte, lui, 3 sièges. La liste de la majorité présidentielle menée par Myriam Wonterghem n’a obtenu aucun siège.


Béthune, un recours ?

16 mars 2008

Jacques Mellick annonce qu’il déposera un recours. Rappelons que la liste Saint-André – Gacquerre – Seux a devancé la liste Mellick de 160 voix : 6 147 contre 5 987.


Hersin-Coupigny : Jean-Marie Caramiaux (divers droite) élu

16 mars 2008

La liste divers droite de Jean-Marie Caramiaux a obtenu 24 % des voix. La liste d’union de la gauche de Guy Marle remporte 5 sièges.


Canton de Croisilles, “the last”

16 mars 2008

Dans ce canton où Fernard Dumont ne se représentait pas, c’est le candidat de droite (UDFD) Bruno Duvergé qui l’emporte avec 54,54 % des exprimés contre 45,46 au socialiste Gérard Dué.


Annays-sous-Lens : Michèle San-Vicente victorieuse

16 mars 2008

Michèle SAN VICENTE (PS) vient de remporter les élections d’Annay-sous-Lens. Sa liste obtient 20 sièges.  Yves Terlat (PCF) est en deuxième position avec 5 élus. Angèle Dupayage (UMP) obtient 1 siège, comme Pascal Leleux (Divers gauche).